Spread the love
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

les mutations du capitalisme documentées depuis près de quarante ans, passage d’un capitalisme fordiste à un capitalisme financier mondialisé, ne peuvent être séparées des mutations géopolitiques et du conflit d’hégémonie qui pointe à l’horizon. En effet, nous avons assisté à une modification très profonde de la géographie industrielle, de la géographie économique et de la géographie politique du monde, bref de la géopolitique. La Chine, qui représentait moins de 5 % du PIB mondial, en représente aujourd’hui 18 %. Ce PIB devance désormais celui des États-Unis en parité de pouvoir d’achat puisqu’il atteint 23 000 milliards de dollars (contre 19 300 milliards de dollars pour le PIB américain). Cette tendance a un caractère structurel, les Chinois sont très nombreux, plus nombreux que les Américains, et leur PIB croît deux fois plus vite.

Voilà une mutation très importante. Quarante ans de libre-échange dont l’épisode inaugural a été l’ouverture de la Chine de Deng Xiao Ping aux multinationales américaines. On se souvient des contacts pris à l’époque par M. Kissinger au nom de M. Nixon, du voyage de celui-ci à Pékin suivi d’autres présidents américains. Cet accord fondamental, qui correspond à l’ultime phase de la Guerre froide et qui avait d’ailleurs contribué à isoler l’URSS finissante, a généré l’ouverture de la Chine et des pays à bas coûts aux entreprises occidentales et a provoqué un gigantesque mouvement de transferts, de délocalisations industrielles.

Les effets de la globalisation sont connus….

Lire la suite