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Moscou et Pékin livrent de l’assistance humanitaire à l’Italie et surjouent l’effet de propagande. Bruxelles, dont le plan d’aide économique est crucial, doit impérativement apprendre à se battre sur ce terrain-là.

Editorial du « Monde ». Que d’attentions ! Dans son malheur, l’Italie, le pays européen jusqu’ici le plus durement frappé par la pandémie de Covid-19, exerce un attrait irrésistible sur les puissances étrangères soucieuses de redorer leur blason par l’assistance humanitaire.

La Chine a été la première sur les rangs. Le 14 mars, alors que le bilan s’alourdissait cruellement dans les hôpitaux italiens, un avion affrété par la Croix-Rouge chinoise s’est posé à Rome, avec à son bord le vice-président de l’organisation, accompagné de quelques médecins ayant participé au combat contre l’épidémie en Chine, des respirateurs et 200 000 masques. L’appareil s’est ensuite envolé pour Milan, où le responsable de la Croix-Rouge a été reçu avec tous les honneurs, après avoir fait remarquer qu’il y avait trop de monde dans les rues.

Cette arrivée, abondamment couverte par les médias chinois, en particulier ceux qui ont une diffusion internationale, a été saluée comme une victoire personnelle par le ministre des affaires étrangères italien, Luigi Di Maio, du Mouvement 5 étoiles. L’Italie avait été le premier pays du G7, en 2019, à signer un mémorandum d’accord avec Pékin sur les « nouvelles routes de la soie ».

Des gestes bienvenus mais…Lire la suite