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La progression du coronavirus en Europe et les mauvais chiffres de l’économie chinoise pèsent de nouveau sur les prix du baril, qui se rapprochent des 30 dollars. Et cela accroît les tensions dans le Golfe.

Le pétrole subit le contrecoup des mesures de confinement en Europe, qui ralentissent la consommation de brut. Lundi, la chute de l’activité industrielle chinoise, la plus grave depuis 30 ans sur les deux premiers mois de l’année, a également pesé sur les cours du baril passés sous les 30 dollars aux États-Unis. Les mesures de soutien des banques centrales sont pour l’instant impuissantes à inverser la tendance.

L’Iran multiplie les attaques contre les militaires américains

Cette chute des prix du pétrole amplifie un autre risque : le risque géopolitique dans le Golfe. Alors qu’un véritable tsunami de pétrole saoudien s’apprête à déferler sur les marchés le mois prochain, l’Iran, durement frappé par les sanctions américaines, est à cran. Ses revenus, déjà très amputés, fondent à vue d’œil alors même que Téhéran doit affronter une grave épidémie de coronavirus. Ce n’est pas un hasard, souligne le cabinet Petromatrix, si les attaques des milices pro-iraniennes contre les militaires américains connaissent une recrudescence en Irak.

L’Arabie Saoudite expédie ses barils hors de la région

On voit les États-Unis renforcer leur dispositif militaire dans le Golfe. Ils ont déjà riposté par des frappes aériennes contre les milices iraniennes et ils pourraient frapper plus fort. Ils ne craignent plus une flambée des cours du pétrole étant donné le contexte de demande faible et d’offre pléthorique. L’Arabie Saoudite a déjà montré qu’elle pouvait remettre très vite en état ses infrastructures pétrolières si elles étaient touchées, et Riyad prend soin de déstocker le pétrole saoudien loin des troubles de la région.

Les États-Unis reconstituent leurs réserves stratégiques

Si les États-Unis veulent frapper les installations pétrolières iraniennes, c’est maintenant, conclut Petromatrix. Washington reconstitue ses réserves stratégiques de pétrole en achetant la production américaine, ce qui met les États-Unis à l’abri de toute interruption d’approvisionnement et en même temps donne un coup de pouce à l’industrie pétrolière des États-Unis, en très mauvaise passe en ce moment avec le plongeon des cours.

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