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Source : franceculture.fr
Plus de 100 morts, près de 4.000 blessés, après les explosions hier d’une cargaison de produits chimiques et d’explosifs entreposés sur le port de Beyrouth. Le bilan va sans doute encore s’alourdir selon les autorités. Les équipes de sauvetages continuent de rechercher d’éventuels survivants.

Après le drame, Beyrouth commence déjà à panser ses plaies. Hier, en fin d’après-midi, deux gigantesques explosions au port de Beyrouth ont dévasté des quartiers entiers de la capitale libanaise. Le bilan des victimes qui ne cesse de grimper depuis, plus de 100 morts et près de 4000 blesses. En attendant l’aide humanitaire qui doit arriver de l’étranger, de France notamment, comme l’a promis l’Elysée dès hier, les secours sur le terrain continuent d’inspecter les débris. A Beyrouth, les précisions de Laure Stephan.

Des explosions, un souffle puissant, un nuage de fumée immense. On a ce midi une première idée des dégâts et des conséquences. Les dommages s’étendent à près de la moitié de Beyrouth. Bâtiments détruits ou habités dans le meilleur des cas.Vitres et portes des habitations, des bureaux, des véhicules, sont en morceaux. Jusqu’à 300.000 personnes pourraient se trouver sans domicile selon les autorités. Christian Chesnot a pu joindre des habitants de Beyrouth encore sous le choc.

Et puis, on en sait plus sur la raison de ce drame. Beaucoup de rumeurs, de spéculations ont alimenté les réseaux sociaux, dès la diffusion des premières images des explosions, jusqu’à Donald Trump qui a laissé entendre qu’il pouvait s’agir d’une bombe. Les autorités libanaises ont rapidement communiqué pointant du doigt des “matières explosives”saisies sur un bateau et entreposées au port depuis des années. Précisions de Benjamin Recouvreur.

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En Inde, une preuve de plus de l’hostilité du pouvoir envers les minorités musulmanes. Le premier ministre nationaliste, Narendra Modi, vient de poser la première pierre de la construction du temple de Ram, au nord du pays. Il s’élèvera sur le lieu le plus contesté de l’histoire moderne indienne, là où des hindouistes ont détruit illégalement une ancienne mosquée, en affirmant que c’était le lieu de naissance de la divinité Ram. Pour les nationalistes hindous, c’est une énorme victoire politique. Correspondance en Inde de Sébastien Farcis.

Jean Castex, de retour sur le terrain ce matin, alimentant un peu plus son image de Premier ministre des territoires. Après la tournée des masques, place la tournée des vins. Visite dans le Cher, accompagné du ministre de l’Agriculture Julien Denormandie. Pour répondre aux inquiétudes des viticulteurs durement touchés dès les premiers jours du confinement en mars. La filière a déjà touché une première enveloppe de soutien, mais elle attend plus pour survivre à la crise. Eclairage d’Anne Laure Chouin. 

Les professeurs contractuels ont été énormément pénalisé par la crise.  En cause : l’annulation des oraux du concours d’enseignant à cause de la Covid, remplacés par une sélection sur dossier. La moitié des 8000 candidats admissibles, qui avaient pourtant réussi l’épreuve écrite, ont finalement été recalés. Certains, poussés par la colère, ont monté un collectif et saisi hier le Conseil d’Etat. Selon eux, Jean-Michel Blanquer aurait dû trouver une solution non pénalisante. Quentin Lhuillier, est le porte parole du collectif.

Le sud de la France est en proie à de nombreux incendies depuis hier. 1 800 sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône sont mobilisés contre ces feux très virulents. Ils sont désormais fixés selon les autorités. Les canadairs ont stoppé leurs rotations  Environ 1000 hectares de végétation ont brûlé entre Martigues et Sausset-les-pins. 2700 personnes ont été évacués, principalement depuis des campings. Précisions de Mathilde Vinceneux.