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L’armée de l’air russe a lancé avec succès un nouveau type de missile hypersonique depuis un bombardier Tu-22M3M. Il s’agit d’une version modernisé d’un avion de la guerre froide.

La Russie continue de renforcer son armement militaire dernier cri. L’agence de presse Tass a dévoilé que l’armée de l’air russe a effectué avec succès le test d’un nouveau missile hypersonique lancé depuis un bombardier Tu-22M3M. On sait encore peu de choses sur les caractéristiques de cette nouvelle arme, si ce n’est qu’elle viendra compléter la gamme de missiles hypersoniques déjà existante. En effet, la Russie possède déjà des missiles qui peuvent être lancés depuis un avion de chasse ou d’un sous-marin. Dans ce cas précis, cette nouvelle arme “complètement différente” sera tirée spécifiquement depuis un bombardier Tu-22M3M.

Derrière cette appellation technique se cache un bombardier supersonique construit au temps de la guerre froide. Depuis, l’appareil a été modernisé par le ministère russe de la Défense. L’aéronef peut voler à plus de 2.000 kilomètres par heure et effectuer ses missions dans un rayon de plus de 8.000 kilomètres. Sa longueur de près de 40 mètres lui permet également d’emporter plus de 70 tonnes de bombes et de missiles. Le TU-22M3M a déjà fait ses preuves lors des interventions militaires russes en Géorgie en 2008 et en Syrie, à partir de novembre 2015. Les capacités guerrières de cet avion seront donc accrues avec l’ajout de ce nouveau missile hypersonique à son arsenal.

D’autres bombardiers en voie de modernisation

Le Tu-22M3M n’est pas le seul aéronef de la guerre froide à retrouver une deuxième jeunesse. Dans un communiqué, l’avionneur Tupolev a révélé qu’il avait fait voler avec succès son nouveau bombardier lourd supersonique à capacité nucléaire : le Tu-160M. C’est une version modernisée d’un modèle conçu par l’URSS en 1987. Cet avion peut atteindre une vitesse de 2.000 kilomètres par heure et emporter 40 tonnes de bombes et de missiles. Il dispose d’une grande autonomie et peut voyager sur plus de 12.000 kilomètres. Si nécessaire, il transportera des missiles nucléaires KH-55 dont la portée est comprise entre 600 et 3.000 kilomètres.

Avant d’être vraiment opérationnel, le nouveau bombardier supersonique devra encore effectuer une campagne d’essais, programmée en 2026. L’entreprise Tupolev espère pouvoir lancer sa production dans la foulée. On ne sait pas encore si ce modèle d’avion aura, lui aussi, de nouveaux missiles hypersoniques.

La Russie a testé son missile hypersonique Kinzhal sur le Tupolev Tu-22M3, destiné à figurer dans l’inventaire d’armement de la dernière version en date du bombardier, le Tu-22M3M.

Un Khinzal plus 

Le missile a été testé sur le Tu-22M3. Le missile fera partie des armements emportés par le Tu-22M3M et les travaux sur cette variante spécifique du Kinzhal ont commencé il y a plusieurs années. Ses essais doivent être complétés simultanément avec la modernisation menée sur le bombardier Tu-22M3M.

Le Kinzhal est le dernier système aéroporté russe qui se compose d’un avion MiG-31K comme appareil porteur et du missile hypersonique. 

Source : air-cosmos.com & Capital. fr