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A l’aube de l’épidémie, Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, avait enjoint le monde à faire taire les armes pour se concentrer sur la lutte contre le virus.

Malheureusement, son appel à un cessez-le-feu de 90 jours s’est fracassé sur le rocher de la real politique et d’un blocage sino-américain dont on attend encore une issue.

Pendant ce temps, discrètement, le régime de Bachar al-Assad envoyait des hommes soutenir l’effort de guerre du Maréchal Haftar en Libye.

Bien que peu nombreux, ces mercenaires sont venus ajouter de la confusion à une situation déjà chaotique.

En coulisse toujours, du côté syrien cette fois, le coronavirus a également été l’occasion pour les Émirats Arabes Unis de contacter discrètement le président syrien, l’invitant à reprendre l’offensive sur la poche de résistance d’Idlib – faisant fi, par ailleurs, du cessez le feu signé entre Ankara et Moscou début mars. La manœuvre d’Abu Dhabi visant à dédoubler le front libyen afin d’accentuer la pression sur Ankara.

Aujourd’hui plus que jamais, les guerres en Libye et en Syrie se retrouvent imbriquées et au cœur d’un grand jeu d’influence où nombre d’acteurs viennent y défendre leurs propres intérêts.

Comment les belligérants tentent-ils de profiter de la crise du Covid pour sortir leur épingle du jeu ? Faut-il craindre que l’épidémie dévastent plus encore des populations déjà vulnérables dans les pays ravagés par la guerre ?

Et qu’en est-il au Yémen ou encore dans le Sahel où, là aussi, la pandémie fait bouger les lignes ?

Source : France Culture