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La société internationale est une arène de combats où tous les coups sont permis pour faire valoir sa puissance. Les règles et les principes qui la régissent, ne concernent que les plus faibles États. Et ne devient fort que celui qui a le courage de déroger à ces règles et donc à faire face aux «stars du games», principalement composées des cinq membres permanents du conseil de sécurité de l’ONU. Ainsi pour se faire une place dans le monde, il faut tenir tête aux États Unis, à la Russie, à la Chine ou aux vielles démocraties Européennes (UE). Ou du moins, s’allier à l’une d’entre elles et bénéficier de leur protection mais aussi et surtout subir leur domination.Mais entre ces «supers-puissances» un autre combat a lieu. C’est celui de savoir qui sera «l’hyper puissance mondiale».

Depuis l’avènement de l’État-nation, marqué par le traité de Westphalie en 1648, le monde a connu trois ères: l’ère unipolaire, avec les États Unis comme principal acteur; l’ère bipolaire, manifestée par la guerre froide que se menaient la Russie et les États Unis; Et aujourd’hui l’ère de la multipolarité, avec le phénomène de nucléarisation.

En effet, l’arme nucléaire est venue rebattre les cartes, en devenant plus une arme de dissuasion qu’une arme de guerre. C’est par cette force de dissuasion que le président nord-Coréen Kim Jong-Un peut tenir fièrement tête au président américain Donald Trump. Ainsi les dés sont relancés.

C’est à celui qui aura la plus fine stratégie que sera adjugé le titre très convoité d’hyper puissance mondiale, le dirigeant du monde tout entier. D’aucuns procèdent par la force militaire ou par des pressions diplomatiques que confère leur statut pour y parvenir, le hard power. C’est le cas par exemple des États-Unis, de la France, de la Turquie ou de la Russie, qui n’hésitent à multiplier des actions militaires à travers le monde, dans le but d’imposer leurs volontés et d’affirmer leur puissance. L’assassinat du général Ghassem Soleimani par les USA en est la parfaite illustration. D’autres États par contre procèdent par l’attraction, la malice, la dissuasion pour arriver à leurs fins, le soft power. Ces États agissent en toute discrétion, dans un but bien précis et dans des domaines variés: culturel, technologique, scientifique…Plusieurs États se sont affirmés par cette politique. C’est le cas du Canada, du Japon mais surtout de la Chine. La Chine s’est forgée la réputation d’être un État très puissant, mais passif. D’ailleurs, elle ne se reconnaît pas ouvertement comme une puissance mondiale, mais plutôt comme un État tiers-mondiste. Elle s’est façonnée grâce à son économie époustouflante et très évolutive. Mais comme les autres puissances mondiales, la Chine n’a qu’un seul objectif, celui de devenir la puissance au dessus des puissances. Ce désir est tel qu’elle n’a pas hésité à muter, puis à propager un virus destructeur: le COVID-19. Car oui, la Chine est très probablement le dépositaire du COVID-19 dans le monde. Dans un rapport de l’organisation mondiale de la santé (OMS) publié en 2020, la Chine est l’un des pays au monde où le financement du système sanitaire est le plus injuste. Dans ce même rapport qui établit le classement des meilleurs systèmes sanitaire dans le monde, la Chine ne figure même pas dans le top 50. Étonnant pour une puissance mondiale, surtout lorsque les pays Européens dominent le classement, avec son trio de tête: Italie, Espagne et France, considérés comme ayant les meilleurs systèmes sanitaires en Europe et parmi les meilleurs au monde. Aujourd’hui ces pays sont sévèrement touchés par la pandémie. Dans le même classement, les États-Unis figurent eux, parmi les pays ayant la meilleure réactivité sanitaire. Ce dont l’on a du mal à croire, vu le tâtonnement du gouvernement fédéral dans les prises de décisions relatives à la pandémie, et la croissance continuelle du nombre de cas dans le pays.

En réalité, Wuhan, épicentre de la pandémie, est une ville stratégique de la supercherie chinoise. Cette ville aux 8,9 millions d’habitants dont une municipalité de plus de 11 millions d’habitants, est la deuxième plus grande zone urbaine du pays. Elle abrite également l’unique laboratoire de recherche P4 (pathogène de classe 4) dans toute l’Asie et qui est très protégée par l’armée chinoise. Les laboratoires du type P4 sont connus pour héberger et manipuler les plus dangereux pathogènes pouvant exister. Certainement le lieu qui a servit à la mutation du coronavirus. La ville de Wuhan est également très prisée par les entreprises françaises, qui en ont fait leur principale ville d’activité; et ça, le gouvernement chinois le savait. Rappelons que la France est le premier pays d’Europe à avoir été touchée par le COVID-19, et a largement contribué à sa distillation en Europe et dans le reste du monde. Le virus a été découvert dans la ville par des médecins le 30 décembre 2019 et la déclaration du gouvernement n’intervient que le 15 janvier 2020, Soit 2 semaines après, ce qui représentent le temps d’incubation du virus dans l’organisme.En outre, aucune autorité ou personnalité chinoise d’envergure n’a été atteinte par le virus. Sans doute immunisés. Tandis que, des personnalités politiques, cinématographiques, sportives et artistiques atteintes par le virus se comptent désormais par centaines partout ailleurs dans le monde. À l’instar du prince Albert 2 de Monaco, du négociateur en chef de l’UE Michel Barnier, de l’épouse du premier ministre canadien Sophie Trudeau. Et récemment la mort du très célèbre Saxophoniste camerounais Manu Dibango, ainsi que dune figure emblématique du football français et africain, Pape Diouf.

La Chine semble bien avoir réussi son coup. Les pays d’Europe qui étaient considérés comme des puissances sanitaires ont démontrés toutes leurs limites dans cette crise. Dans certains pays Européens, des halls d’hôtels, des magasins et entrepôts font offices d’installations sanitaires. Tandis que la Chine a pu construire un hôpital de plus de 1000 lits en 10 jours. Aussi, le pays d’Asie a longtemps été très floues dans les statistiques qu’elles donnaient à la communauté internationale, sur les décès liés au Covid-19. Et eu égard à la pression émise par les États, elle a augmenté les chiffres de façon suspecte.

Le monde compte désormais plus de 7 millions de cas, pour plus de 410.000 décès (Johns Hopkins university). Et selon l’OMS, ce n’est qu’une fraction du nombre réel des cas. Les USA comptent en ce jour 115.034 cas de décès, faisant du pays le plus durement touché au monde. Et les chiffres ne sont pas prêts de s’arrêter. L’économie mondiale est en berne, les bourses ont baissé considérablement en Europe et aux États Unis et les populations sont encore cloîtrées chez elles, malgré le déconfinement progressif. La Chine, elle, a très vite reprit ses activités. Le coronavirus est désormais devenu le problème des autres. Le confinement des populations chinoises a été levé, seulement 2 mois après. Pour faire valoir sa puissance sanitaire, la Chine a combiné le soft et le hard power. C’est à dire créer une crise sanitaire mondiale et meurtrière, pour tirer profit des conséquences et par la suite démontrer son savoir faire, C’est du smart power.Au sortir de cette crise sanitaire mondiale, la Chine sera sans doute considérée comme une des puissances sanitaires mondiales, voire «la puissance sanitaire mondiale». Ce qui lui donnera un avantage considérable sur ses principaux concurrents et fera peut-être d’elle l’hyper puissance mondiale.

TCHEUMANI EWOLO Joël, d’origine Camerounaise. Étudiant en relations internationales à l’université catholique du Congo en RDC.

Vous pouvez le suivre sur Twitter : @ewolo_joel & Facebook : Joel Ewolo